Te Anau passé, je me suis dirigé vers la ville de Queenstown, deuxième ville la plus importante de l’Ile du Sud, et réputée pour ses sports extrêmes (rappelons ici que le saut à l’élastique est une invention néo-zélandaise).
Sur le trajet Te Anau – Queenstown se trouve une petite station de ski nommée « Remarkable ski area » et située au pied des Remarkables.
Une route de montagne extrêmement pentue et relativement flippante mais goudronnée donc les pneus ont bien tenu. En revanche, quelques kms plus loin, la route se transforme en gravillons et l’angle de pente est de l’ordre de 25° (ce qui, pour un conducteur, aussi chevronné soit-il, est juste monstrueux). C’est alors que mes pneus ont commencé à déraper, entre la montagne à ma droite et le vide à ma gauche.
C’est à coup de grosses gouttes de sueurs et d’un sang-froid exemplaire* que j’ai réussi un demi-tour afin de rejoindre la « route » normale, tout en priant pour que, lors de ma descente, mes pneus ne se bloquent pas (j’étais donc à 2-3 km/h). Bref, une scène pathétique que je peux retranscrire ici en photo :

*donc des auréoles sous les bras dignes des chutes du Niagara ainsi qu’un flot de prières continu comme si j’allais mourir.
Une fois cette peur passée, on peut profiter du panorama offert, malgré la légère frustration d'avoir pu monter au sommet.

Après cette journée peu productive car seulement agrémentée par de la route (4h en soit), je suis arrivé dans la petite ville d’Arrowtown, charmante bourgade aux allures de Western des années 50.



L’impression d’une époque passée est si présente qu’elle est par exemple confirmée par les moyens mis en place pour les incendies : une alarme retentit dans le village et l’ensemble des volontaires quittent leur occupation/travail pour se ruer vers la caserne afin d’aller à l’endroit dangereux défini.
J’ai donc passé 3 jours dans un camping fort sympathique, un des “top 10 holiday parks » de NZ.
Lors d’un « road-trip » improvisé, je suis allé tester ce qui est censé être le « meilleur burger du monde » : le Fergburger à Queenstown. Vous qui me connaissez du haut de mes 95 kg savez à quel point j’apprécie le met délicat que représente le BURGER. Alors celui-ci vaut-il la réputation qu’on lui octroie ? Je répondrai « oui » et « non ». Oui car on sent une certaine qualité : un pain fait maison, de gros morceaux de viandasse bien fraiche et tout ce qui constitue un « bon » burger. Mais « non » car de ce que j’ai testé dans ma courte vie, cela ne vaut pas le titre de « meilleur burger du monde » !
Je l’ai néanmoins dégusté avec plaisir avec une vue sur le « Wanaka Lake » :


J’ai par la suite donc fait, dans le camping, la connaissance de Nathan, un canadien fort sympathique un tantinet fou (photo ci-dessous) et Stephanie, une québécoise serial entrepreneur très intéressante de par son parcours mêlant agence de voyage et investissements immobiliers en passant par un côté artistique prononcé.

Sur la route de Queenstown vers Wanaka, j’ai eu l’occasion de découvrir les « blue pools » (piscines bleues), connues pour leur transparence (alors oui, comme le Mirror Lake, mais en beaucoup plus « bleu »). En revanche, un animal, ou devrais-je dire une saloperie (car il n’y a pas d’autre mot), la « sandfly » est une abomination capable de vous ruiner la plus belle des journées. Imaginez un moucheron. Accouplez-le avec un moustique. Ajoutez-lui le fait de mordre et non de piquer. Vous avez la sandfly. Une sorte de petit moustique qui se pose sur vous (par dizaines) sans que vous ne le constatiez, et qui vous MORD !!!!! Le pire ? Le venin se déclenche lors du grattage et non avant. On comprend donc par la suite qu’il faut laisser tranquille ces petites démangeaisons passagères.


Et, comme d’habitude finalement, j’ai failli tomber en panne d’essence lors de mon retour. Alors comprenez bien : non je ne suis pas un mauvais juge de ma jauge d’essence ! Simplement, et ce que je ne savais pas, c’est que les distances en NZ sont monstrueuses, parfois plusieurs centaines de km entre chaque village. Et ces derniers ne disposent pas forcément de stations essence. On apprend donc par la suite que trois quarts de plein ne sont qu’en fait une illusion et qu’il vaut mieux continuer sa route avec un plein, un vrai ! (bon, je passe sur le fait que ma caisse de m**de consomme 10L/100 et me coûte don un plein par jour… à 2$ le litre…).
Bref, ces petites problématiques passagères sont bien loin des problèmes que je pouvais connaitre de ma vie de parisien, et lors de mon retour, le Wanaka Tree m’a confirmé que rien n’est problème et que la vie est belle (j’aurai presque envie de rajouter « ouais man, à bas le capitalisme » tout en fumant un calumet de la paix mais n’abusons pas, je ne suis pas encore passé du côté obscur) :

Arrivé au camping de Wanaka, j’ai rencontré Sarah-Line et Lisa, deux filles (toutes les deux aussi adorables l’une que l’autre) venues tout droit de Perpignan et actuellement présente en NZ pour un working holiday visa (visa vacances-travail d’un ou deux ans).
S’en est suivi une soirée relativement mémorable accompagnée de « Time’s Up » et de « Président », telles les soirées classiques de mon enfance (et non, pas de Piccolo mmm !).
Le lendemain s’est avéré être pluvieux. L’idée de ne rien faire de toute la journée ne m’est passé par l’esprit que quelques secondes.
Je me suis donc dirigé vers un « track » bien connu : Diamond Lake & Rocky Mountains. Une petite randonnée d’une heure et demi avec un dénivelé de 400m. La randonnée fut dure, car je ne reste que novice dans ce domaine.
Mais le panorama, une fois arrivé en haut, n’est que jouissance visuelle :





J’ai également eu l’opportunité cette matinée-là de tester une messe néo-zélandaise (afin de ne pas laisser ma foi s’éteindre). Il faut dire que j’ai pour le moins été surpris. Les différences sont nombreuses et pour le moins étranges. Malgré une ferveur que je ne ressentais absolument pas, il a été intéressant pour moi de voir une autre « forme » de pratique (malgré le fait que ce soit bien une « Roman Catholic Church)...
Enfin, pour clôturer cette belle journée (je crois que je n’ai pas encore eu de « mauvaise » journée finalement), j’ai fait route vers Franz Josef Glacier. Mais ça, ce sera l’objet d’un autre article !

