Me voilà donc à présent à Marahau, dans le parc national d’Abel Tasman, nom de l’explorateur ayant découvert l’Ile du Sud en 1642.
L’endroit est réputé pour offrir une des plus belles randonnées du pays, 63 kilomètres de chemins côtiers à faire sur 3 jours. Elle fait d’ailleurs parti des « Great Walks » de Nouvelle-Zélande (il en existe 9 sur l’ensemble des deux îles).
Arrivé à mon auberge en fin de journée après 5 heures de route, j’ai eu la bonne surprise de rencontrer Julien avec qui nous nous sommes tout de suite bien entendus.

Nous avons donc passé 3 jours à explorer le parc national ainsi que l’ensemble des petites plages « secrètes » réparties un peu partout le long de la randonnée.
Ce qui donne à peu près ça :
Ce ne serait pas complet si je ne filmais pas de plus près la transparence de l'eau (j'ai des gens à rendre jaloux...) !
Nous avons choisi d’emprunter un aquataxi afin d’être déposé à « Torrent Bay » et de revenir à Marahau, ce qui représente une marche d’environ 4 à 5 heures.
Lors de cette virée aquatique, nous avons pu apercevoir le « Split Apple Rock » (qui aurait, selon les scientifiques, été formé à la suite d’une infiltration d’eau ayant gelé et ainsi fendu le rocher)

Une allemande que nous avons croisé a décidé de partager une partie de l’itinéraire en notre compagnie (plus on est de fous, plus on rit comme dit l’adage).
La journée s’est essentiellement composée de rencontres avec de drôles d’oiseaux (et ce n’est pas un jeu de mot !), de combats face à des mouettes déterminées à voler nos rations de fromage et de découvertes de plages plus paradisiaques les unes que les autres.



Et lorsqu’il ne s’agit pas de plages, le paysage prend le relais :



Et enfin, si le paysage est obstrué par la nature, que les plages ne sont pas accessibles, il est toujours possible de se faire un ami en chemin :
Sur le chemin du retour (Marahau -> Christchurch), nous ne nous étions absolument pas préparé à entamer 6h30 de route ! Mais à deux, cela passe déjà beaucoup plus vite (et il s’est avéré que nos goûts musicaux étaient similaires, un petit bonus non négligeable lorsque l’on voyage avec quelqu’un).
Le point noir du trajet furent les démangeaisons hors normes que nous avons subi pendant 5 heures, dû à cette saloperie de sandfly. (Quand on ne le vit pas, on ne comprend pas à quel point cette bestiole du démon défonce la peau !).
Notre périple s’est soldé par un arrêt dans un bar de Christchurch.
Cette phrase aurait pu être d’une inutilité totale si Julien n’avait pas fait 17 ans de guitare et n’avait pas été invité par le musicien du pub à l’accompagner ! Un excellent moment (la vidéo initiale faisant plus de 6 minutes) de partage qui nous prouve une fois de plus, l’accueil chaleureux néo-zélandais.
Concernant la gentillesse des kiwis, la bienveillance générale et l'atmosphère d'honnêteté omniprésente dans ce pays, j'ai été agréablement surpris en tombant sur ce papier lors de ma randonnée :

Et encore une fois, un système de vente de légumes et fruits frais ne reposant que sur le principe de bonne foi (on notera l'écriteau "Payez ici" ainsi que la petite caisse pour y déposer les espèces) :

Le volet "Nouvelle-Zélande" est désormais clos !
Demain matin je m'envole pour les Whitsundays en Australie où je devrais ENFIN apercevoir la plage de Whiteheaven (saut en parachute, croisière et vol touristique au dessus de la barrière de corail en prévision).

