Vietnam

Saigon (Ho Chi Minh Ville)

1er mars 2019

L'aventure, la vraie, celle que j'attendais avec autant d'impatience que d'appréhension...

Passer d'un pays occidentalisé, aux infrastructures récentes et à l'anglais natal à un pays, certes quelque peu développé mais bien plus "sauvage" n'est pas chose aisée.

J'ai été mis dans l'ambiance en commençant à l'aéroport, une suite de gags aussi absurdes les uns que les autres qui ne seraient jamais arrivés ailleurs qu'en Asie. Ne préparant que très peu ce tour du monde, je ne me suis renseigné quant au visa seulement deux jours avant mon départ de Sydney. Je ne suis pas allé à la file concernée (car je ne comprenais rien -et eux non plus d'ailleurs-) mais directement au poste frontalier où se font tamponner les passeports. Ce n'est qu'une fois mon passeport tamponné que le policier m'a demandé si j'avais un visa. Après quelques minutes de discussions avec les mains, et ce dernier ayant compris que je n'avais rien fait pour préparer mon entrée sur le territoire vietnamien, deux gardes sont venus afin que je paye les 25$ pour le visa d'un mois. Blague supplémentaire, n'ayant pas d'argent sur moi, on m'a simplement demandé de sortir de l'aéroport chercher de l'argent pour revenir payer. Non seulement c'est relativement étrange, mais lorsque vous connaissez le fonctionnement d'un aéroport, une fois sorti, il faut reprendre tous les contrôles de sécurité....! Et bien pas ici : il faut attendre que d'autres passagers quittent l'aéroport afin de rentrer par tous les sens interdits jusqu'à la sécurité.... bref je suis reparti avec un visa sans la moindre formalité effectuée.

Le taxi... je savais que j'allais me faire avoir. Mais payer 30€ + le péage au lieu de 4€, ça m'a mis dans l'ambiance relativement rapidement et ce fut une bonne leçon.

Passé la chaleur étouffante et les 37 degré, on découvre alors Ho Chi Minh Ville (HCMC) : 5 millions de motos, une cohue constante, et une absence totale de règles concernant le code de la route. Je dois admettre qu'on s'y habitue vite malgré ma perte totale de repères !

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Continuons sur les anecdotes du début : il est 1:30 lorsque j'arrive dans le District 1, centre d'HCMC. Mon hôtel est donc fermé et je dois trouver en urgence en trouver un autre. Une fois les arnaques passées on découvre avec plaisir la bière à 30 centimes et le paquet de clopes à 80 centimes...

Et détrompez vous : bien que le fait de se plaindre est une tradition française et un sport national, il n'en est rien dans cet article ! J'établis simplement un constat que je considère bien plus amusant qu'énervant. Et ici, il vaut mieux tout prendre au 30e degré.

J'ai eu le plaisir de rencontrer Mo dans mon premier hotel , un allemand très sympa souhaitant faire le même trajet que moi, à savoir d'HCMC à Hanoï. Nous rencontrerons plus tard son ami, Yannis avec qui nous effectuerons le trajet.

Nous avons réservé une auberge dans la rue de Bui Vien, surnommée "Backpacker's street" en raison du nombre de globe-trotteurs présents.

L'ambiance de la nuit est a la fois étonnante et dérangeante. S'y côtoient des touristes drogués et bourrés, des milliers de vietnamiens, des bars à foison, le tout dans une ambiance de prostitution omni-presente...

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Néanmoins les rencontres se font facilement, les vietnamiens étant d'une gentillesse débordante (malgré un léger harcèlement de rue qui rappelle le souk de Marrakech)

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Autre chose surprenante et très courante : les ballons de gaz hilarant. Pour faire simple un ballon rempli d'hélium et je ne sais quoi d'autre vous est donné avec votre verre et l'inhaler vous fait marrer 2 minutes. Pas certain que ce soit très bon à répétition mais très amusant à essayer !

Le lendemain nous cherchions donc à acheter une moto et découvrions un peu la ville (sans grand intérêt mais tout de même fortement dépaysant !)

Et après une journée entière de recherche, entrecoupé de quelques "food market" bon marché, de parties de billard et quelques bières , nous avons trouvé notre bonheur !

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C'est compliqué lorsqu'on ne connaît pas de repérer un vendeur de moto car l'endroit ressemble aussi bien à un garage, un vendeur de cigarettes ou un bar donc bon...

Il faut également se faire à l'argent et à l'idée d'être millionnaire en "dôngs", la monnaie vietnamienne. 1€ = 23.000 VND. On s'y perd vite et se fait avoir rapidement !

Trois motos achetés pour un total de 24.000.000 VND (environ 300$ par moto).

Deux réparations plus tard (la moto de Yannis est morte 2x sur les 40 premiers kilomètres), nous faisions notre première pose, un coca à 20 centimes et quelques victuailles pour se relancer sur les routes de l'enfer !

J’ai beau avoir l’habitude d’aller avec mon pote Francois taquiner le 200-210 sur l’autoroute du soleil, quand les routes ne ressemblent à rien, que vous pissez de l’essence sur votre carter, que vos pneus sont à moitié déformés, qu’il n’y a que 3 vitesses de fonctionnel, que le compteur est pété, que votre roue dérape à chaque petit caillou et que le trafic est synonyme de mort, alors on fait moins le malin (pardon à ma pauvre mère qui lira ces lignes !)

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Tu as de l'essence qui fuit directement sur un carter chaud ? Pas de problème ! Le mécano viet va pincer le tube et l'essence va arrêter de couler... c'est bon tu peux repartir ! Ahahah ce sont des cinglés mais on se marre bien !

Après 4 heures de route, nous avons constaté avoir effectué seulement 70-100 km, nous sommes bien loin du premier spot que nous nous étions fixé ! Notre trajet se fait heure par heure, nous ne savons pas où nous dormirons ce soir ni même où nous finirons.

Je passe du passé composé au présent car nous sommes actuellement en panne !

À bientôt !

Vietnam · 1er mars 2019