Entre l’avion, la voiture, les bus et l’enchaînement de destinations, il en devient de plus en plus compliqué d’écrire des articles et d’être à jour. Sans compter les heures nécessaires au tri des centaines de photos et vidéos prises quotidiennement ! Mais bon, je m’y mets :

Quoi qu’il en soit, nous avons quitté Buenos Aires et sommes arrivés après une petite heure et demi de vol à Puerto Iguazu, ville frontalière avec l’Uruguay et le Brésil.
Première chose capitale avant d’entamer une visite quelconque, un rafraîchissement ! Partis de la capitale bien vêtus, les 35 degrés de cette ville nous ont légèrement assommés !

On dit souvent que le monde est petit. Certes il l’est, mais je ne m’attendais pas pour autant à croiser une amie d’école dans une auberge perdue au milieu d’Iguazu !
Retrouvailles passées et bières englouties, nous sommes allés observer la triple frontière, dont l’attraction demeure plus anecdotique que jolie.

Sur le chemin du retour, nous avons assisté à une messe et avons eu l’honneur de nous faire bénir par l’évêque du diocèse local. Par bénédiction, j’entends bonne claque paternelle qui aura fait marrer Mayou.
S’en suivit une soirée sympathique en compagnie de nos nouveaux acolytes, en grosse majorité des français, ce qui n’aide pas vraiment à l’amélioration de notre espagnol mais permet d’être enfin compris ! On notera néanmoins qu’après ses années d’allemand, Mayou commence à cerner quelques expressions et baragouine quelques mots (on fera le bilan dans quelques mois !). La photo d’avant le drame :

D’ailleurs, petite parenthèse pour mes potes. Voilà la preuve que je peux faire la vaisselle !

Rentrons désormais dans le vif du sujet et la raison de notre présence ici : la visite des chutes d’Iguazu ! Il existe deux côtés à visiter : brésilien, dont une à deux heures suffisent pour en faire le tour; et le côté argentin, nécessitant une journée complète de ballade. Soyons clair, nous ne parlons pas de quelques gouttes d’eau dans un joli décor : 275 cascades de 80 mètres de haut réparties sur 3 kilomètres et ne déversant pas moins de 6 millions de litres par seconde, soit 6.000 tonnes d’eau.

Deux journées (que je qualifierai de poilantes en raison d’une multitude de conneries réalisées à deux à longueur de temps, accentuées par notre euphorie du moment !) inoubliables, entre arcs en ciel, chutes d’eau à perte de vue, animaux inconnus... je vous épargne tout de même la vidéo de Mayou qui trotte dans la forêt bras ballants en chantant "colchique dans les prés"....














Ces derniers sont d’ailleurs de véritables petits voleurs capables d’ouvrir les sacs afin de s’y procurer le sandwich concocté la veille...
Les photos sont pas mal, mais voilà ce que cela donne en vidéo :
Après s’être rempli le cerveau (et l’appareil photo) d’images presque irréelles, nous quittions notre nid douillet pour la ville de Salta à 21 heures de bus. Il faut savoir que ce moyen de transport est le plus communément utilisé en argentine et extrêmement bien desservi. Le confort y est présent en version cama (le fauteuil se transforme en lit) et le trajet, souvent de nuit, passe relativement vite.

Arrivés à « Salta la belle », une petite visite de fin de journée s’est imposée malgré notre fatigue et les genoux de Mayou endoloris par le froid.



La cathédrale-basilique du centre vaut le coup d’œil, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, que ce soit de jour ou de nuit.
La ferveur religieuse des argentins continuait de nous surprendre. Un soir de semaine, alors que nous visitions ce magnifique monument, la célébration de 19h commença. Nous décidions alors de nous assoir et d'assister à cette messe, assis sur notre banc au beau milieu d'une église noire de monde.
Nous comprendrons par la suite que Salta recevait au même moment le pèlerinage de la vierge aux miracles, s’étalant sur une semaine et accueillant environ 1 million de pèlerins, venus de Cachi à 5 jours de marche !



Nous avons terminé cette journée à la recherche d’une voiture de location. Nous sommes en effet partis le lendemain pour la boucle nord et sud de la province de Salta (l’objet de deux futurs articles) en compagnie de CAMILLE, jeune française rencontrée à Iguazu et retrouvée ici. Le fait qu’elle soit urgentiste est un point très positif. Entre le corps de chips fragile de Mayou (genoux, clavicule, poignet...) et mon hypocondrie, nous étions ravis !

