Chili et Colombie

Santiago (Chili) / Popayan / Neiva / Salento (Colombie)

8 novembre 2019

Je quittais la Patagonie, que je trouve avec le recul chargée de calme, apaisante et magnifique, pour la "guerre" de Santiago, état dans lequel le président considère son pays à l'heure actuelle.

Je ne regrette pas un seul instant d'avoir pris cet avion, malgré les messages alarmistes des français sur place (ou ceux basés en France mais noyés sous les informations médiatiques d'une potentielle guerre civile qui s'aggraverait d'heure en heure).

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Certes, la répression policière dans le cadre de manifestations n'est pas la même qu'en France (5000+ arrestations, 50 morts officiels, plus d'une centaine de disparus...), mais le contexte est bien différent également. Un ras le bol général s'est emparé de la population chilienne, qui m'aura d'ailleurs étonné par son unité, en raison de la hausse du prix des tickets de bus, goutte d'eau supplémentaire dans un contexte économiquement et socialement très instable.

Malgré cela, les manifestations restent pacifiques jusqu'à la fin de journée, les nombreux protestataires se contentant de frapper des casseroles à l'aide d'une cuillère de bois, le tout dans une ambiance presque "bonne enfant" entre chants et danse. Seuls le couvre feu et la présence militaire dans la ville (inédit depuis Pinochet) ravivaient quelques tensions dont les souvenirs sous-jacents d'une dictature violente étaient encore bien frais.

Je restais dans mon hôtel une bonne semaine et profitais des prouesses d'une troupe de folklore niçois venue pour un festival chilien (mais dont l'ensemble des prestations ont été annulées en raison du climat de tension).

Cette semaine fut la bienvenue, en raison d'une certaine fatigue accumulée par mes incessants déplacements. Certes le voyage est une chose formidable, mais ce n'est pas un mode de vie que l'on peut adopter indéfiniment : changement d'auberges, vie en communauté, peu d'intimité, pas de repères, des amitiés à usage unique, des différences culturelles dont la fréquence de changement devient un point négatif, des nuits entre sols d'aéroports, gares ou bus...une certaine lassitude peut alors s'installer, on est fatigué (pas au point de vouloir rentrer mais tout de meme !). L'entrain du début et l'euphorie à chaque nouveau lieu ont laissé leur place à la recherche d'une pause, d'un temps mort... je prends moins de photos, écrit moins d'articles, je prends plus le temps. (Vous remarquerez d'ailleurs que cet article est en effet moins travaillé).

Je réalise également, à force de conversations avec d'autres voyageurs au long cours, avoir fait énormément de pays en une si courte durée !

Le pire est qu'à force d'avoir de somptueux paysages sous les yeux, ils en deviennent presque banals...et s'il y a bien une chose que je souhaite éviter pour les six prochains mois, c'est d'être blasé ! Finalement, la routine est un luxe.

En espérant que ce fameux "blues du voyageur" passe...

Revenons à nos moutons... je poursuivais donc mon périple vers la Colombie, et plus exactement la ville coloniale de Popayan, surnommée la ville blanche puis Neiva et son désert de Tatacoa pour finir à Salento dans la région du café.

POPAYAN

Charmante petite bourgade, la ville blanche doit son surnom à son centre ville peint en...blanc (original).

Grâce au tour pédestre organisé chaque jour avec un guide local, j'apprenais avec une certaine curiosité l'histoire de cette ville, dont l'aspect religieux faisait indéniablement parti.

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C'est après quatre jours que je décidais de dire au revoir à mes compagnons du moment, français de Polynésie à la découverte du monde pour une durée de deux ans, et prenais place à bord de mon bus de nuit en direction de Neiva.

DÉSERT DE TATACOA

Une journée suffit à cette grande ville sans intérêt. Son attraction principale, le désert de la Tatacoa, nécessite quelques heures afin d'y appréhender la faune et la flore dans son ensemble. C'est donc en petit groupe que nous partions de bon matin, j'y rencontrerai Patricia et Elena, deux suisses allemandes avec qui je partagerai les prochains jours.

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SALENTO

Comme précisé plus haut, une certaine lassitude s'est emparée de moi ces derniers jours. Salento aura été synonyme de repos et de rencontres, mais pas de visite. La vallée de Cocora, les fermes de café et le point de vue de la ville, soit les trois uniques attractions de ce lieu, n'auront pas été honorés de ma présence...

J'aurai néanmoins rencontré une bande de français sympas avec qui nous nous essayions au tejo, jeu local entre la pétanque et le feu d'artifice ! Il s'agit en effet de jeter une pierre au centre d'un carré d'argile en essayant de faire exploser des petits papiers blancs remplis de poudre...

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Enfin, après avoir passé une journée à Medellín, je m'envole pour Carthagène des Indes et compte y rester une bonne semaine.

Deux événements marquants s'y dérouleront le 11 Novembre : la fête d'indépendance de la ville et l'élection de Miss Colombie. Malgré une attirance pour l'histoire, j'admets que le deuxième événement a retenu toute mon attention !

À bientôt !

Chili et Colombie · 8 novembre 2019