Direction Bagan et ses 2000 temples et pagodes !
Lever 5h, et c’est parti pour 6 heures de bateau afin de remonter le fleuve Irrawady. Pour faire simple c’est un bateau rempli de touristes, et je ne supporte plus les touristes (ce ne sont pas des voyageurs). Alors tout doit être pris en photo, et ça en devient gênant (quand un troupeau de photographes s’agglutine autour d’un enfant dans un village, on a envie de s’énerver et d’expliquer aux gens que ce n’est pas un zoo...). Enfin bref, comme à dit un grand philosophe contemporain : « Pas de violence, c’est les vacances ».



J’ai néanmoins eu la bonne surprise de rencontrer Brett (alias Baba) et Heidi, un couple d’américain en voyage pour une durée de 5 mois à travers l’Asie, avec qui nous allions bien nous marrer !

Bon, Bagan étant connu pour ses pagodes, il ne m’est donc pas nécessaire d’écrire plus que ça :











À ma grande surprise, j’ai découvert que nous avions le droit d’escalader des pagodes du 12ème siècle ! Cela permet de belles vues sur un coucher de soleil surprenant (que l'iPhone ne sait pas restituer...)
Fin de cette première visite à Bagan en compagnie de mon chauffeur pris pour la journée. Retour au Royal Bagan Hôtel afin de se détendre un petit peu !

Ce repos fut de court terme car, n’ayant pas mis à jour mes vaccins (ça m’apprendra), j’ai chopé les oreillons ! Je n’ai donc rien fait pendant quelques jours, et ai fini par me rendre à la clinique avec une petite gueule de hamster :

Et une clinique birmane, c’est un mec tout perdu qui a mis une blouse blanche afin de vous rassurer... bon j’exagère car son anglais approximatif nous a permis de nous comprendre et j’ai fini avec les médicaments adéquats. Mais je dois admettre que d’éclairer l’intérieur de ma bouche grâce à la lampe de son téléphone portable, aussi utile que cela puisse être, reste néanmoins déconcertant !
Bagan et ses temples terminés, en route pour le lac Inle, une des destinations phare de Birmanie.
Après un bus de nuit non trop déplaisant, je suis arrivé à mon auberge, le Song of Travel, vers 5h du matin. Pris au dépourvu par les bourrasques glaciales, j’ai enfin pu mettre à l’épreuve cette veste qui ne m’avait jamais servi !
Le rooftop de l’auberge m’aura permis d’assister à un magnifique lever de soleil, surplombant la montagne environnante :



Les deux jours qui ont suivi auront seulement servit à me reposer, tant le fait de bouger sans cesse devient fatiguant !
J’allais passer une semaine complète dans la même auberge et cette idée me ravissait déjà !
J’ai eu la chance de rencontrer, via des connaissances en commun, Armand, sa femme et leurs deux enfants (ainsi que son frère, sa femme et leurs deux enfants). Je me suis donc retrouvé dans cette bonne ambiance familiale et ce petit « break » français m’a fait beaucoup de bien ! Par ailleurs les deux frères s’occupent de deux bars. Certes c’est une excellente chose en ce qui concerne mon goût pour les bonnes choses de la vie, mais cela m’à surtout permis d’en apprendre plus sur les birmans, leur manière de travailler, de réagir, d’interagir etc... et la vision d’un touriste sur 15 jours est bien différente (voire faussée) de celle de personnes vivant sur place depuis des années.
J’ai donc acquis quelques connaissances grâce à Armand et Paul sur l’histoire du pays, sa situation politique passée et actuelle. Il est d’ailleurs « amusant » de savoir que 5 ans auparavant, il n’y avait dans le pays ni banques, ni internet et extrêmement peu de voitures ou deux-roues. On peut comparer la Birmanie d’aujourd’hui avec l’Allemagne après la chute du mur : ils découvrent tout. Sur certains aspects, le pays a un air de Cuba : on y vit avec quelques décennies de retard (et ce n’est pas un jugement). Par exemple un moyen de transport local :

Après cette courte trêve, je retrouvais deux jours plus tard Marine dont le parcours était similaire au mien avec seulement quelques jours de décalage.
Nous avons décidé d’effectuer une journée en bateau afin d’explorer le fameux « Lake Inle ».
Lorsqu’on pense à un lac, on s’imagine immédiatement une immense entendue d’eau vierge. Il n’en est rien ! 12 kilomètres carrés de maisons sur pilotis, de restaurants et d’hôtels, de pêcheurs, bref... de vie !



Le tour était une bonne idée mais fut extrêmement long : début a 5h et fin vers 17h30. Une bonne journée en somme, avec un programme chargé :
5h30, départ en pirogue pour assister au lever de soleil sur le lac !





Visite d’une maisonnette dans laquelle nous avons appris de quelle manière les birmans fabriquaient leurs bijoux en argent.
Suivi d’une maisonnette similaire, mais cette fois pour le tissage (c’est impressionnant de voir une machine que l’on pourrait deviner dans un musée d’antiquité être utilisée au quotidien par des femmes de 15 à 90 ans !)
Petit arrêt afin de visiter une pagode (Bon, on finit par se lasser des pagodes tant elles sont omniprésentes et on en devient presque blasés...)



Je passe sur l’atelier « roulage de cigares » ainsi que l’escapade en canoë, le déjeuner avec une famille birmane, ce serait trop long !

C’est tout de même à ce moment là que je me suis essayé au Thanaka, cette fameuse pâte faite d’argile permettant de luter contre les coups soleil et la chaleur ambiante (et ça fonctionne !)

Puis le produit se solidifie et donne de belles couleurs d’or :

Mais la majorité de la journée se passe sur la pirogue :
Le soir même je retrouvais Paul au pub ASIATICO afin de déguster quelques cocktails mais surtout afin de récupérer une belle Royal Enfield avec laquelle j’irai faire un road trip le lendemain !
Anecdote (pas amusante du tout cette fois-ci) : on m’avait déjà mis en garde concernant les chiens. Souvenez vous, ces boules de poils de multiples fois batardisés et errant un peu partout. La journée ils sont relativement calmes et assommés par le soleil. La nuit j’ai appris à mes dépends que c’était bien différent.
Ces petites putes de chiens (oui, je n’ai pas d’autres mots !) se sont mis à m’attaquer sur mon trajet, dans une ruelle longue d’environ 500 mètres. Un premier s’est mis à aboyer et à me foncer dessus. On devient alors débile : je lui ai foncé dessus en hurlant et en jetant ce qui se trouvait à proximité.
Un chien seul n’est pas un problème, il a vite peur. Quand aux aboiements du premier se joignent ceux d’une dizaine de chiens, cela devient réellement dangereux, l’effet de groupe et la faim les rendant plus hargneux.
Ces cons là m’ont donc coursé jusqu’à ce que je puisse me réfugier sur une table. J’ai du attendre l’intervention d’une famille birmane armée de bâtons pour me sortir de là.... j’ai parcouru les 10 derniers mètres avec un morceau de bois en me jurant que le prochain clebard qui avait faim se le prendrait dans la tronche !!
Le lendemain, j’ai profité d’un road trip avec ma toute nouvelle Royal Enfield pour aller visiter les grottes de Pintaya (bon c’est une grotte profonde avec des bouddhas, j’admets volontiers qu’en bon motard qui se respecte, j’ai préféré la route !) :






Et nouvelle surprise en cette fin de journée, mes amis américains m’ont rejoint à Inle pour profiter de nos deux derniers jours ensemble en Birmanie !
Dans deux jours je quitterai la Birmanie pour le Népal et ses treks magnifiques côtoyant les toits du monde !

