Argentine

Buenos Aires Partie I

29 juillet 2019

Un voyage d’enfer, au sens propre du terme ! 5 heures de vol, 8 heures d’escale à Brisbane en Australie. Additionnez 3 heures de vol et 19 heures d’escale à Auckland en NZ puis 12 heures de vol jusqu’à Buenos Aires. Nous obtenons 47 heures...

Ces deux jours ne furent pas très intéressants, Brisbane n’offrant que peu de choses en si peu de temps et Auckland encore moins. La seule anecdote amusante fut le résultat positif (à deux reprises) de mon sac à dos aux traces d'explosifs lors du contrôle de sécurité à l'aéroport. Ce qui m'aura valu l'équipe de déminage, le chien renifleur et un petit interrogatoire avant de constater que je n'étais qu'un jeune et sympathique français sans histoires !

Continuant ma sempiternelle traque hypocondriaque des hôpitaux du monde entier, mon trajet fut tout même marqué par une arrivée plus ou moins cocasse sur le sol argentin : sous oxygène et en fauteuil roulant, en raison d’une violente contraction musculaire m’ayant totalement paralysé le dos.

Mais après un fessier endolori par une injection reçue au sein de l’hôpital aéroportuaire, je passai la douane et me rendis à Buenos Aires sans difficultés.

Il était là, le véritable dépaysement.

Comprenez-moi bien, l’Océanie et l’Asie procurent un dépaysement total, que ce soit sur un plan culturel, societal ou même religieux. Mais la langue anglaise y règne en maître et se retrouver « perdu » devient alors très difficile.

Tandis qu’en Argentine, vous pouvez mettre en adéquation mon niveau d’espagnol (à peu près aussi élevé que le QI d’une huître) avec le niveau d’anglais d’un argentin (tout aussi élevé que le QI de l’huître précédemment citée). Ce qui donne inévitablement des situations ubuesques et risibles.

Savoir demander son chemin en espagnol peut être chose aisée. Comprendre ce que la personne en face répond l’est bien moins. On acquiesce alors d’un tremblotant « ah si si, gracias » pensant à tort tromper son interlocuteur sur le fait que nous n’ayons rien compris. Ce paragraphe pourrait presque résumer tout entier mes premiers jours à Buenos Aires.

Fort heureusement, je fus accueilli par Pablo et Fran, un couple d’argentin déniché sur Couchsurfing (qui n’est pas un site de rencontres libertines comme ma phrase pourrait le laisser supposer mais un moyen d’être hébergé gratuitement par les locaux). J’eus cependant moi-même un doute, les argentins (hommes ou femmes, cadre professionnel ou non) vous embrassant sur la joue. Autant est-il commun pour un homme d’embrasser une femme en France pour lui dire bonjour, autant la « bise entre mecs » est réservée d’office aux bons vieux potes.

C’est donc agréablement surpris par cette chaleur humaine que j’embrassai mes nouveaux compères en retour.

J'enchaînai alors les nuits sur le canapé d'inconnus au gré des acceptations. Le principal avantage, en dehors d'être gratuit, réside dans la discussion avec des locaux, une meilleure connaissance de l'histoire du pays et de la culture de ses habitants.

Élément important à savoir : la dignité vestimentaire et l'élégance ont du mal à subsister quand le mode de voyage fait primer le confort !

Habitués à recevoir des étrangers dans leur modeste appartement du quartier de Caballito, une carte touristique faite maison et préparée avec soin était à ma disposition. Suivant ainsi les recommandations de deux locaux, je m’élançai à la découverte de ce que l’on surnomme en Amérique du Sud « Le Petit Paris » (n’en déplaise aux provinciaux...).

Et en effet, on peut tout à fait transposer. Alors transposons.

Tout d’abord il y a la place de la Concorde, avec son obélisque.

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Nous retrouvons l’Elysée, la Casa del Gobierno.

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Il y a également les quais.

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Et le Louvre (rappelons que la ville est surnommée « petit » Paris !)

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Même le quartier de La Défense est représenté !!

Malgré une gratifiante comparaison avec notre ville française, il s’y trouve quelques relents américains. On y sent à la manière de New York un certain quadrillage des rues, plus spécialement dans le quartier de Micro Centro.

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Sauf qu’à l’inverse des hamburgers, les argentins ont réussi à conserver leurs deux tours (si, 18 ans après, on a le droit de faire la blague).

Le dépaysement est donc plus culturel qu’architectural. Buenos Aires a définitivement des airs européens (peut être plus proche d’une architecture madrilène que parisienne).

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Il est par ailleurs amusant de constater l’existence d’un réel civisme en ce qui concerne les transports en commun. Tout comme dans la majorité des pays Anglo saxons, les gens font la queue. Rajoutez à cela un respect de l’espace personnel et vous obtenez de longues queues !

Et bien évidemment, je ne pouvais conclure cet article sans parler du célèbre cimetière de la Recoleta. Près de 5.000 tombes réparties sur 5.5 hectares, autant vous dire que ce n'est pas le petit chantier juxtaposé à l'église du village. Ici, ce sont des avenues et de véritables panthéons et caveaux de famille (ainsi qu'une grande partie de célébrités). Malheureusement, il doit être difficile pour une famille de venir se recueillir dans ce lieu désormais prisé des touristes...

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Un autre article sera publié concernant la culture locale, la gastronomie argentine, les us et coutumes etc..

J’ai tellement apprécié les premiers jours passés ici que j’y reste finalement un mois !

À bientôt !

Argentine · 29 juillet 2019